La ville "pervasive" : Privatisation de l'espace public ou invention d'un troisième lieu?
Soumis par Claire le mer, 11/18/2009 - 15:13 – No comments
Le territoire est devenu communiquant du fait de l’immixtion des technologies de l’information et de la communication, et notamment des médias localisés (qui permettent la géolocalisation de l’information, c’est-à -dire le rattachement d’une information à un lieu spécifique). L’espace public n’est donc plus l’apanage de la communication politique : acteurs privés y interviennent de plus en plus.
En quoi l’immixtion de la sphère privée dans la sphère publique et la confusion grandissante entre ces deux espaces conduisent-elles à l’émergence potentielle d’un tiers espace ?
1 - TIC, espace public, espace intermédiaire
Soumis par Thommas le mar, 11/17/2009 - 19:39 – No commentsBernard Miège

Professeur émérite de sciences de l’information et de la communication, Bernard Miège oriente en particulier ses recherches sur les industries culturelles, ainsi que sur la nature et le rôle de la communication dans l’espace public. Il travaille sur la façon dont la communication, au-delà de la dichotomie espace privé/espace public, est en train de créer des espaces intermédiaires.
Bernard Miège distingue ainsi l’espace public qui serait un espace politique de média, d’un espace de médiation, espace social ou fragmenté, cette dissociation tendant à ouvrir le chemin vers un tiers espace.
2 - Quelle intervention des acteurs privés dans la sphère publique ?
Soumis par Thommas le mar, 11/17/2009 - 19:39 – No commentsDominique Faure et Edouard Forzy

Si, comparativement aux Etats-Unis, les entreprises françaises ne sont pas très impliquées dans la sphère publique, elles s’y immiscent de plus en plus, par le biais du partenariat et du mécénat, travaillant ainsi tant leur image externe que leur cohésion interne. En outre, les entreprises se constituent parfois en interlocuteurs privilégiés de la puissance publique du fait de leur expertise dans un secteur donné. Ces deux pistes d’implication de l’acteur privé dans l’espace public sont ici explorées.
3 - La ville ubiquitaire : nouveaux modes de gestion des données et nouvelles gouvernances
Soumis par Thommas le mar, 11/17/2009 - 19:40 – No commentsHo-In Jeon

Ho-In Jeon est mathématicien, professeur à l’Université de Kiung Won, en charge de la création de l’architecture informatique de la ville de U-Songdo en Corée du Sud. U-Sondgo est une ville d’un genre totalement nouveau. Construite ex nihilo sur un polder, c’est une ville dite « ubiquitaire » dans la mesure où le territoire comme les individus possèdent des capteurs reliés en permanence à un ordinateur central, le U-media Center, qui gère cet ensemble de données et contrôle l’ensemble des services de la ville. Pensée pour accueillir 500 000 habitants, U-Songdo est actuellement en construction et ouvrira ses portes en 2014.
4 - Conclusion : Saisir ce qui fait société
Soumis par Thommas le mar, 11/17/2009 - 19:40 – No commentsMarc Le Glatin

Je ne suis pas sûr que « chercher l’urbanité de demain » soit la question qu’il faille se poser. Il s’agit surtout de chercher à réfléchir sur ce que sera la société de demain, ce qui n’est pas du tout la même chose. Cette manière, assez récente, de placer l’urbanité au centre de tout me paraît presque suspecte. La ville a une histoire, des habitants, une vie, alors que l’urbanité est une notion beaucoup plus conceptuelle.
Pour prendre un exemple, il y existe une culture apparue dans le Bronx au milieu des années 1970, la culture hip-hop, qui est née sur un terreau social spécifique, charriant aussi la mémoire de l’esclavage, bref, un mouvement dont je considère par ailleurs qu’il constitue un des évènements marquants de l’histoire de l’art de ces trente dernières années et qui est indissociable des conditions sociales et anthropologiques qui lui ont donné naissance. Aujourd’hui, lorsque l’institution française aborde la question de la culture hip-hop, elle emploie le concept de « culture urbaine ». C’est un cache-sexe surprenant. Ne pouvoir nommer un mouvement artistique et culturel né en dehors des chemins balisés et qu’on ne saisit pas (il reste une question, un problème), traduit une incapacité ou, plus grave, une gêne, à l’appréhender dans toutes les strates qu’il véhicule. On plaque alors une appellation quasi-managériale (et fausse : la musique électro, c’est rural ?) de « culture urbaine », phénomène d’édulcoration de ce qui peut générer du conflit et de la transformation. C’est ainsi que les ouvriers deviennent des collaborateurs (sic !) et les débats sur les choix de société, des réflexions sur l’urbanité de demain.
